Le Forem de Verviers occupé !

 

Vidéo de notre action au Forem (une vidéo de meilleure qualitée sera bientôt disponible) :

 

 

 

 

Communiqué de presse :

Les militants de la commission des travailleurs sans emploi (TSE) et de la Centrale « Jeunes » de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone ont occupé les locaux du Forem verviétois. Nous avons manifesté contre le rôle joué par cet organisme dans une « chasse aux chômeurs » qu'on dénonce depuis des mois.

Ce lundi à 13h, un groupe de plusieurs dizaines de militants et de TSE ont investi le Forem de Verviers. Ils réclament au directeur la signature d'une attestation individuelle leur indiquant qu'il n'a pas d'emploi à leur proposer. Ils entendent ainsi dénoncer l'absurdité d'une « chasse aux chômeurs » organisée, alors que chacun reconnaît qu'il n'y a pas assez d'emploi pour tous les demandeurs.

La FGTB de Verviers et Communauté germanophone est engagée depuis la fin de l'année 2009 dans une sensibilisation de la population à cette réalité qui frappe durement les travailleurs les plus fragiles.

Le groupe de TSE avait interpellé directement le directeur du bureau régional, voici plusieurs mois, en se proposant « d'activer le Forem plutôt que les chômeurs » (voir annexe) et de proposer à l'institution un contrat, à l'image de ceux qu'elle impose à certains TSE. Une quinzaine de curriculum vitae lui était adressée avec une demande claire : trouver un job correspondant aux profils (réels) proposés...

Dans sa réponse, le directeur du Bureau régional du Forem a fini par reconnaître au détour de son argumentation qu'il n'aurait pas « la prétention d'affirmer qu'il est possible de réinsérer toutes les personnes inscrites comme demandeurs d'emploi à court terme (ni même à moyen terme) et ce serait contraire à l'évidence de nier qu'il existe toujours à l'heure actuelle un déséquilibre significatif entre l'offre et la demande de travail. »

Aujourd'hui, les militants de la FGTB de Verviers demande une confirmation publique de ce constat en continuant de revendiquer un moratoire sur les sanctions prises dans le cadre du contrôle de la disponibilité des chômeurs tant que dure la crise.

Les raisons de la colère

Depuis 2004, un plan de contrôle des chômeurs est mis en œuvre dans le cadre de leur « activation ». Il soumet, en fait, le maintien du versement d'allocations de chômage à l'appréciation par un examen à l'Onem du comportement individuel de recherche d'emploi et des efforts déployés, non pour « trouver » l'embauche mais pour la rechercher. Cette démarche est absurde en période de destruction de postes de travail !

Des milliers de TSE ont déjà été sanctionnés, perdant provisoirement ou de manière définitive leur droit à une allocation de chômage. Chacun reconnaît aujourd'hui, au moins du bout des lèvres, que ce sont les travailleurs les plus fragiles qui sont le plus touchés par ces mesures. Ce sont les moins scolarisés qui éprouvent le plus de difficultés à remplir le contrat qui leur est imposé.

Le dernier rapport de l'Onem montre ainsi qu'un chômeur bruxellois sur 60 a une « chance » d'être sanctionné pour 1 chômeur flamand sur 105. En Wallonie, c'est un chômeur sur 29 qui a été sanctionné en 2009 ! La loi Vandenbroucke a donc des effets discriminatoires. Elle conduit à sanctionner davantage les TSE dans les régions où l'emploi est le plus manquant ! Absurde, disions-nous...

Le site du Forem propose actuellement quelque 580 offres d'emploi pour plus de 15 000 chômeurs recensés dans la partie francophone de l'arrondissement.

 

 

 

 

Les militants TSE de la FGTB dénoncent encore l'obligation faite de s'inscrire dans des filières de formation sans débouché sur l'emploi et l'obligation d'envoyer des dizaines de CV qui ne seront pas lus vers des entreprises qui n'embauchent pas... Cela conduit à accepter n'importe quel emploi et à faire pression sur les conditions de travail et de rémunération de ceux qui ont un boulot, et à qui on explique que des dizaines de volontaires seraient prêts à prendre leur place, éventuellement pour moins cher !
Ce plan n'a pas créé d'emploi. Il conduit, au contraire, à culpabiliser ceux qui n'en ont pas, ceux à qui on explique qu'ils seraient les responsables de la situation. Puisqu'ils n'auraient pas « le bon comportement de recherche » d'un emploi qui n'existe pas pour eux.

Les TSE de la FGTB de Verviers rappellent avec force la responsabilité des entreprises qui bénéficient d'importantes réductions de cotisation sociales sans obligation d'embauche, et qui ne sont pas gênées de licencier alors qu'elles réalisent des profits considérables !

« Le chômage est une assurance contre la perte ou l'absence d'emploi. Par nos actions, nous voulons montrer combien est criante l'absence de travail en cette période de crise. Nous voulons dire combien sont injustes les sanctions qui frappent les TSE les plus fragiles. C'est la sécurité sociale qui est remise en cause jusque dans ses fondements. Si aujourd'hui, nous avons choisi d'investir le Forem,  c'est d'abord parce c'est l'institution qui, normalement, devrait « accompagner » les demandeurs d'emploi. Or, le Forem s'est progressivement inscrit dans la même logique de culpabilisation des TSE. Nous sommes venus lui demander de manière non-violente d'accompagner notre démarche qui vise la suppression du contrôle de la disponibilité », explique Fabian Vigne, porte-parole du groupe des TSE de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone.

Si le personnel et la direction du Forem de Verviers semblaient accepter nos revendications, ils ont dû en référer à leur supérieur hiérarchique qui a refusé de signer quoi que ce soit comme attestation, y compris la citation de Monsieur Delbrouck. Les militants ont donc décidé de rester dans les locaux du Forem au-delà de l’heure de fermeture. La police de Verviers a été amenée à intervenir pour les évacuer. L’intervention s’est déroulée de manière très professionnelle.

« Le Forem nous a démontré qu’il était partie prenante de la chasse aux chômeurs. Le directeur a bien voulu reconnaître par courrier privé qu’il n’y avait pas assez d’emploi pour tous, mais lorsqu’on demande au Forem de le faire publiquement, il refuse. Ça montre bien qu’il faut continuer le combat contre la chasse aux chômeurs, nous reviendrons ! » (Marie, militante).

Dans le contexte de la préparation de la formation d’un nouveau gouvernement, la FGTB de Verviers souligne que la question du contrôle de la disponibilité doit être plus que jamais à l’ordre du jour. Les chômeurs wallons sont objectivement discriminés dans la chasse aux chômeurs. Celle-ci n’a aucun sens en général et en période de crise en particulier. Un moratoire des sanctions doit être d’urgence mis en œuvre. Et cela, alors que le Bureau du Plan ne prévoit pas d’amélioration en termes d’emploi d’ici 2015. le monde politique doit plancher d’urgence sur d’autres politiques industrielles et d’emploi qui intègrent notamment des démarches de réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires.

 

 

Quelques photos de l'action

C'était gagner d'avance, il avait déjà reconnu qu'il n'y avait pas assez d'emploi pour tous, il fallait juste le déclarer

pupliquement.

Une petite assemblée générale pour décider la suite de l'action.

La police avec nous!

Bientôt plus de photos!

Les militants racontent :

Cela faisait plusieurs mois qu'on préparait l'action. On a envoyé nos CV il y a 3 mois sans trop savoir comment la direction du Forem allait réagir. Mr Delbrouck nous a vraiment soufflé en admettant dès notre premier courrier qu'il n'y a clairement pas d'emploi pour tous. Alors on a eu l'idée de lui faire signer cette reconnaissance de manque d'emploi avec ses propres mots. C'était intéressant parce qu'en général le Forem défend toujours l'idée inverse.

Cependant, notre action ne visait pas le personnel du Forem mais bien le système de la chasse aux chômeur. D’après les militants en contact avec le personnel, ces derniers n’étaient pas tous du même avis que la direction qui refusait de signer quoi que ce soit comme attestation, et qui par conséquent refusait de s’opposer à la chasse aux chômeurs.

Voici ce que quelques militants rapportent de leurs échanges avec le personnel du Forem :

J : « Le moment le plus frappant à été au tout début de l’action, le rapport qu’on a mis entre nous et le personnel du Forem. Y’avait vraiment du respect de part et d’autre. Il fallait se faire connaitre et que le personnel sache pourquoi on était là. Et les gens n’ont pas eu peur de nous. »
Z : « C’était bon enfant comme premier contact, on pourrait durcir le ton. Certains nous prenaient au sérieux comme la directrice, mais certains riaient aussi. » « Quand on en parlait aux gens, ils disaient que ce n’est pas au Forem qu’il fallait aller mais à l’Onem. Les gens avait du mal à comprendre l’action. On était là pour leur expliquer. »
D : « Moi j’ai trouver le personnel très à l’écoute, certains on même pris des tracts pour en monter dans les bureaux situés aux étages. »
F : « Tout le monde savait pourquoi on était là, et certains ont pris le temps de discuter avec nous. »
M : « Il y a des gens au Forem qui sont avec nous, beaucoup plus que ce qu’on croirait. »

Le public semblait assez favorable à notre action. Voici ce qu’il ressort des discussions entre les passants et les militants :
M :« Les passants avec qui on a pu parler étaient parfois vraiment surpris par les chiffres. La majorité nous disait qu’ils nous soutiennent dans l'action. Certains sont restés manifester avec nous, et nous ont aidé à distribué des tracts. D'autres n'avaient pas le temps de se joindre à nous sur le moment, mais seraient bien restés s’ils en avaient eu la possibilité, même un délégué syndical de la CSC. »

Pendant que des militants distribuaient des tracts et sensibilisaient le personnel et les chercheurs d’emploi présent cette après-midi au Forem, les négociateurs on demandé à parler à la direction. Au départ, celle-ci a refusé de nous recevoir, nous invitant à venir en parler une autre fois.

Mais une fois les banderoles, la manifestation de soutien et les militants en place, le rapport de force a changé. Très vite, une salle de négociation a pu être improvisée face à la direction plutôt interpellée qui a fait appel à sa hiérarchie pour trancher.

Voici ce que nos négociateurs rapportent de l’action :

S : «Moi j’ai trouvé qu’ils étaient très tranquilles, très polis et plutôt ouverts. Mais je pense que c’était truqué dans la mesure où ils savaient qu’ils avaient une ligne hiérarchique à respecter. Pour moi ils se sont déresponsabilisés comme ça. »
M : « J’ai eu l’impression que la direction du Forem était embêtée, mal à l’aise. Elle essayait d’argumenter, pendant cinq minutes, je n’ai rien dit. Ensuite, quand j’ai commencé à parler, elle m’a dit qu’elle ne s’inquiétait pas pour moi, que j’avais de l’expérience et tout ça. Elle m’a conseillé de faire des formations alors j’ai sortis ma « farde de formations » que j’avais prise avec moi, j’en ai plus de 15 ! Elle s’est défendue en disant qu’il fallait que j’arrête et que je cherche du travail, alors je lui ai montrer ma « farde de recherches d’emplois », j’en ai plus de 100, sans celles où on ne m’a jamais répondu ! Je pense qu’on les a vraiment interpellé. En faisant ça, ils savent qu’on a raison.  Elle n’arrivait plus à nous contredire. C’est pour ça qu’elle a vite arrêté la discussion. Elle a dû se dire « si je signe ça, je vais me faire virer ». Ca l’embêtait, elle n’avait plus d’argument. »

Si le personnel et la direction du Forem de Verviers se montraient compréhensifs face à nos revendications, ils ont dû en référer à leur supérieur hiérarchique qui a refusé de signer quoi que ce soit comme attestation, y compris la citation de Monsieur Delbrouck. Les militants ont donc décidé de rester dans les locaux du Forem au-delà de l’heure de fermeture. La police de Verviers a été amenée à intervenir pour les évacuer. L’intervention s’est déroulée de manière très professionnelle. On les avait prévenu qu’on était non violent. Dans un premier temps, un seul agent s’est rendu sur place, les manifestants à l’extérieur lui on fait comprendre qu’il faudrait plus d’un agent pour dégager les militants bien décidés. Ensuite, une fois le « petit » renfort arrivé, les policiers nous ont demandé de partir sans résister parce qu’ils n’avaient pas assez d’agents mobilisables et pas assez de cellules pour une arrestation administrative... Les militants ne voyaient pas les choses de cet œil-là...

Les témoignages ci-dessous rapportent les relations que les militants ont eues avec la police.

: « Je pense qu’au départ, il avait l’impression qu’on faisait les rigolos en refusant de partir, mais nous on avait décidé de rester jusqu’à ce qu’on ait l’attestation signée. Symboliquement, on n’avait le choix que entre avoir l’attestation signée ou rester, ça n’aurait pas été crédible autrement. »
: « Le plus frappant c’était l’applaudissement de la police à la fin de l’action. Et ça avait l’air de leur faire tout bizarre, on les applaudissait sans les prendre pour des cons pour autant. »
L : « Ce qui m’a le plus marqué, c’était les relations avec la police, j’en rigole encore, pour essayer de me porter ils ont eu du mal ! »
D : « Avec la police au début j’ai senti l’adrénaline monter, mais on a vite détendu l’atmosphère en discutant avec eux.»
S : « Ils n’avaient pas assez de personnel, alors qu’on cherche du boulot ! »

Enfin, on a un peu désobéi pour dévoiler une contradiction flagrante du système. L’action a été bien médiatisée et elle peut l’être encore plus. On n’a pas eu notre papier, mais ce n’était qu’un prétexte pour mettre en évidence l’hypocrisie du système qui tient tant à rendre pour responsable ceux qui sont déjà victimes du manque d’emploi adapté à leur profil. Victoire bien appréciée de tous.

C : « Ok tout le monde, je trouve que c’était une bonne action, on a été satisfait du côté médiatique. Notre victoire on l’a eue et on en aura d’autres ! »

 

On parle de nous :

Presse alternative

c4rivepresdechezvous
PSL
olivierhofman

Presse traditionnelle

rtbf
lavenir
lameuse

Télévision

Télévesdre

Vidéo de l'action

Vidéo 1

Vidéo 2 (bientôt)

 

Un premier mai revendicatif et festif

 

La manifestation de ce premier mai a été un succès. C'est le groupe de jeunes travailleurs sans emploi qui ont ouvert la marche en scandant des slogans. Les demandeurs d'emploi veullent du boulot et pas des sanctions !

 

La manifestation s'est cloturée par un discour du président de la FGTB Marc Lincé. Pendant que les polititiens se déchirent sur la crise institutionnelle, les travailleurs subissent la crise économique. Les Carrefour d'Eupen, Spa, Heusy et Malmédy, GC Paper, Onduline, Chauveheid, Aspel, Cordenons. La liste des entreprises touchées est bien longue!

"Ce que nous voulons ce sont des politiques fortes de relance économique, des services publiques financés correctement, une sécurité sociale qui donne une réelle protection au plus grand nombre et un réel accompagnement des demandeurs d'emploi et pas une chasse aux chômeurs sans pitiée ! Comment trouver quelque chose qui n'existe pas où qui n'existe plus?"

 

 

Le premier mai est aussi une fête, la fête des travailleurs, de nombreuses animations était proposée au village associatif et syndical instalé cette année sur la place du Martyr. Natohé, MrZout et DXP Recordz ont mis le feu au public!

 

Plus de photos du premier mai

 

1er mai :grande manifestation pour l'emploi et contre la chasse aux chômeurs

NOUS NE SOMMES PAS RESPONSABLES DE LEUR CRISE

La FGTB de Verviers organise une grande manifestation à Verviers pour l'emploi et contre la chasse aux chômeurs.

L'année dernière, les États ont volé au secours des banques et du système financier. Aujourd'hui, ils veulent nous en faire payer le prix. L'austérité est de retour. Les pensions sont menacées tous les jours. Une «chasse aux chômeurs» est organisée pour mieux masquer la responsabilité des entreprises qui licencient ou mettent la clé sous le paillasson. La liste s'allonge et prend les allures d'un «bain de sang social» : GC Paper, ONDULINE, CHAUVEHEID, CARREFOUR, ASPEL...

L'arrondissement de Verviers compte 15.000 travailleurs sans emploi. Le FOREM  propose, chaque mois, moins de 500 «offres» et une formation à environ 3.000 demandeurs d'emploi par an... Le calcul est vite fait, il reste plus de 10.000 chômeurs sans perspectives à court ou moyen terme. Sinon, le contrôle de la disponibilité! On ne leur demande pas de trouver du boulot. Juste d'en chercher... Et ainsi, de faire pression sur les salaires de ceux qui ont un job. «Si t'es pas content, il y a dix personnes qui peuvent prendre ta place... Pour moins cher !».

En 2008, l'ONEm a versé quelque 6 milliards d'euros d'allocations de chômage à des travailleurs justifiant un comportement actif sur le marché de l'emploi. Ces 6 milliards ont constitué un revenu pour des centaines de milliers de familles. Dans le même temps, le gouvernement octroyait aux entreprises des réductions de cotisations sociales pour un même montant. Cadeau! Pas besoin de créer d'emploi en échange. Pas même besoin de le maintenir. Pas besoin non plus de rembourser quand, comme c'était le plan chez Inbev, le patron décide de fermer ici pour aller produire ailleurs où les salaires sont moins élevés !

Tout le monde est donc concerné ! «Chasse aux chômeurs», destructions d'emploi, menaces sur nos pensions, affaiblissement des services publics, réduction du pouvoir d'achat... Les travailleurs de la FGTB en ont assez ! Ils le manifesteront le 1er mai.

La manifestation sera suivie d'un village associatif, multiculturel et syndical sur la place du Martyr (animation, concert, bar, nourriture,…)

Rendez-vous à Verviers à 14H00 au Pont Parotte.

Plan pour s'y rendre : http://fr-be.mappy.com/#d=+pont+Hubert+Parotte,+Verviers&p=map

La manifestation sera suivie d'un village associatif, multiculturel et syndical sur la place du Martyr (concert, bar, nourriture, animations,…)

 

Change de "Caracterre" : le trimestriel de la Centrale JEUNES FGTB devient le JV

 

Allez, cette fois tout comme la Jeunesesse Verviétoise JV (j’y vais), je change de Caracterre.

Le trimestriel de ton syndicat change de présentation et de nom. Plus extraverti, moins de bla-bla, plus d’actions, il tient dans ta poche et il pollue moins.
Egalement plus à l’écoute de ton avis tu peux poser tes questions, réagir aux articles ou en écrire un en envoyant un mail.

Pour consulter le nouveau numéro JV1

 

Campagne "STOP CHASSE AUX CHOMEURS"

 

La FGTB de Verviers dit «stop aux sanctions des chômeurs» ! Ca ne sert à rien d’envoyer les gens du chômage au CPAS. On sait qu’il n’y a pas de boulot pour tout le monde. Il n’est donc pas normal de sanctionner les gens parce qu’ils ne cherchent pas bien ce qui n’existe pas !

Avant, le FOREM fonctionnait comme une agence interim, il contactait les chômeurs quand il y avait du boulot pour eux. Aujourd’hui, c’est aux chômeurs à prouver qu’ils cherchent activement du travail, sinon ils sont rayés du chômage. En fait, on se rend compte que le but du contrôle des chômeurs est de pousser les gens à accepter n’importe quel boulot (contrats précaires, mals payés ou en dehors des aspirations des travailleurs).

De nombreuses ACTIONS DIRECTES (théâtre de rue, tour de chasse en ville, interpellation de politiciens, actions au Forem,...) sont prévues tous les quatrièmes lundis du mois.

En ce début d’année, les chômeurs ont les boules.

 

Pour rejoindre le groupe de travail contre la chasse aux chômeurs ou pour un témoignage
Contacte Fabian Vigne par téléphone au 087/639653 ou par mail

 


Les Jeunes FGTB et les Working Class Heroes à Copenhague

 

Tu as peut-être entendu parler du sommet sur le climat à COPENHAGUE. Nous y avons été avec des jeunes délégués et des militants FGTB.

Nous avons paticipé à la plus grosse mobilisation sur le thème du climat: 100 000 personnes ont foulé le sol de la capitale du Danemark. Représentants d’ONG, syndicats, groupes autonomes, citoyens du monde entier ont crié ensemble pour plus de JUSTICE CLIMATIQUE !

Au niveau des prises de décisions, on ne peut qu’être déçu qu’aucune décision importante n’ait pu être prise. C’est un manque de SOLIDARITE vis-à-vis des générations futures.

 

Lors de la dizaine de manifestations qu’il y a pu avoir pendant la durée du sommet, la police s’est montrée très agressive vis-à-vis des manifestants en grande majorité pacifistes. 1800 ARRESTATIONS ont été effectuées de manière musclée par les forces de l’ordre.


 

Pour consulter le rapport sur nos activités : rapport Copenhague

 

Les Jeunes FGTB invitent les désobéissants à Verviers

 

En quête de nouveaux moyens d’action pour défendre les jeunes étudiants et les jeunes travailleurs précaires, Fabian VIGNE, permanent à la Centrale JEUNES FGTB de Verviers, a invité Xavier Renoux, animateur du collectif des Désobéissants en France, à former des jeunes à des formes d’actions de désobéissance civile non violente.(...)

Lire l'article en entier

Sur le Web

 

Offre pédagogique de la Centrale Jeunes FGTB

 

Etant animateur à la Centrale JEUNES FGTB de Verviers, je propose certaines animations destinées aux jeunes, qu’ils soient en secondaire, en supérieur, en maisons de jeunes, en AMO, en centres de formation,… Ces formations touchent globalement à la citoyenneté et aux droits (et devoirs) sociaux, et peuvent être modulées en fonction du niveau de connaissance des élèves et des attentes du professeur. Elles lient aspects théorique et pratique et tentent de partir du vécu et des attentes des jeunes.

Thèmes : Ton job étudiant, la sécurité sociale, fin d'école, fin d'emplois, la mondialisation ici et ailleur, histoire sociale de Verviers, l'extrème droite, le chômage,...

 

Télécharger l' offre pédagogique 2009-2010 en pdf

 

Election du Conseil de la Jeunesse

 

Les Jeunes de 16 à 30 ans sont appelés à voter pour élire directement leurs représentants pour une durée de deux ans. 123 candidats et candidates se présentent sur 3 listes différentes (OJ/CJ ; Etud/AJ ; Indiv.). À vous de faire votre choix !

 

Le Conseil de la Jeunesse, organe d’avis officiel et de représentation des jeunes en Communauté française, est en pleine mutation. Dans le passé, exclusivement composé des 85 Organisations de Jeunesse, le Conseil s’ouvre désormais à l’ensemble des jeunes âgés de 18 à 30 ans qui veulent se faire entendre.

Le Conseil est un lieu important pour faire entendre la parole des jeunes et influencer les décisions politiques qui les concernent. Ses rôles principaux sont le relais de cette parole au niveau politique et la défense des intérêts des jeunes. C’est en quelque sorte, le syndicat des jeunes !

Les 50 (30 issus des OJ/CJ, 15 des Etud/AJ et 5 des Indiv.) futurs membres de l’Assemblée Générale du Conseil auront pour objectif de dégager des grandes thématiques de travail pour construire des textes communs, qu’ils défendront ensuite face aux mandataires politiques. Il auront également l’occasion de partir à l’étranger pour représenter les jeunes au niveau international (ONU à New-York, Conférence sur les changements climatiques à Copenhague, Conseil de la Jeunesse européen, etc.). C’est pourquoi, devenir membre du Conseil de la Jeunesse demande motivation, investissement et une part d’idéalisme.

COMMENT VOTER ?

Les jeunes de 16 à 30 ans peuvent donc voter du 1er au 30 octobre (minuit) via le site pour élire leurs représentants. Le profil de chaque candidat (nom, prénom, photo, âge, ville, priorités, parcours et motivations) peut être consulté sur le site. Chaque électeur possède 10 VOIX qu’il doit obligatoirement répartir dans les trois listes (6 pour les candidats issus des Organisations de Jeunesse ou Centres de Jeunes ; 3 pour les candidats issus du secteur étudiant ou de l’Aide à la Jeunesse et 1 pour les candidats issus d’initiatives collectives). Ces trois listes correspondent aux proportions de la future AG du Conseil.

Pour plus de renseignement, n’hésitez pas à lire le règlement ou contactez-nous par mail à conseil.jeunesse@cfwb.be ou au 02/413.29.30.

 

Les Jeunes FGTB aux festivals de l'été

 

Esperanzah! contre l'extrème droite

Une vidéo de l' action menée à Esperanzah ! L'objectif de l'action 1000 visages contre l'extrême droite est la sensibilisation du public aux valeurs de la Démocratie en opposition aux partis d’extrême droite. Nous proposons aux intéressés de se faire tirer le portrait avec un panneau « l’extrême droite, la cible c’est moi ». Parce qu’à regarder les programmes d’extrême droite nous sommes tous la cible de l’extrême droite : les jeunes sont tous des délinquants, les femmes doivent rester aux fourneaux, les pensionnés et les malades couter moins cher à la sécurité sociale, les immigrés retourner dans leur pays,…

 

Le site Internet de 1000 Visages contre l'extrème droite : ici

 

Dour : si tu es solidaire, partage ta bière !

Comme chaque année les jeunes FGTB étaient aux festivals de l’été, l’occasion de sensibiliser les festivaliers à la lutte contre l’extrème droite et aux valeurs de la solidarité…et ce en toute convivialité.
Afin de savoir ce que représentait aujourd’hui la solidarité pour les jeunes. A Dour,  il était demandé aux participants de créer un slogan autour de la solidarité. Les meilleurs slogans étaient récompensés d’un T-shirt à son effigie.  Les gagnants ont été pour la solidarité éthylique : « si tu es solidaire partage ta bière », pour la solidarité belge « la solidarité c’est la Wallonie et la Flandre unifiées, solidariteid is walloonie en vlaanderen eiheid »,…  

Pour retrouver vos photos : ici

Vidéo : Jeunes du Nord au Sud

 

Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale de la FGTB de Verviers, les JEUNES FGTB ont eu l'occasion de rencontrer Mathias LILIOU, Secrétaire de la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB). Cette rencontre a été l'occasion de lui faire visiter la Ville de Verviers et de lui faire découvrir le passé industriel de notre ville. Ce rendez-vous a été également l'occasion d'une réflexion Nord-Sud sur la mondialisation et ses conséquences sur les travailleurs tant du Nord que du Sud.

Pour voir la vidéo :

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Résumé :

Au Sud, la mondialisation capitaliste rime avec des conditions de travail inacceptables (travail des enfants, pas de réglementation pour protéger les travailleurs contre les accidents de travail, pas ou peu de représentation syndicale, pas de protection sociale, salaire de misère…).

Dans nos pays, une des conséquences de la mondialisation est la délocalisation (dans les pays du Sud) des entreprises avides d'encore plus de profits. En outre, les entreprises font du chantage tant à l’encontre des gouvernements qu'aux travailleurs, menaçant de s'exporter si le gouvernement ne leur accroit pas certains avantages (fiscaux ou matériel) ou si les travailleurs n'acceptent de pas de se serrer la ceinture.

Les travailleurs, qu'ils soient du Nord ou du Sud, sont les grands perdants de la mondialisation. Or, il existe des conventions internationales qui défendent les droits des travailleurs tant au Nord qu'au Sud de la planète mais celles-ci sont souvent peu respectées et peu contraignantes faute de syndicat assez puissant au niveau international.

En fond de cette problématique, la notion de travail décent, tant pour les pays développés que pour les pays en développement, est apparue comme une solution tant  au niveau des délocalisations chez nous qu'aux conditions de travail inhumaines au Sud (travail des enfants, travail forcé, heures supplémentaires non payées, salaires de moins de 2€ de l'heure,...).

C'est dans cette optique que s'est déroulé cette rencontre enrichissante tant pour les jeunes que pour le syndicaliste burkinabais. " Il faut que les travailleurs se lèvent comme un seul homme" dira Mathias Liliou.

Bref, plus leur travail sera décent, plus le nôtre aura des chances de l'être aussi !  Les travailleurs du Nord et du Sud ne sont pas concurrents, ils doivent combattre ensemble pour une mondialisation...des droits sociaux.

 

La manifestation pour une diminution du prix des études supérieures : de 2000 à 4500 personnes dans les rues de Bruxelles !

 

Vous étiez des notres à la manifestation RESPACT pour une diminution du prix des études supérieures ? Cette manifestation était un succès selon les orgnisateurs. Voici quelques sites où vous pourrez retrouver des articles, photos et vidéos de la manifestation. Nous ne tarderons pas à mettre les nôtres sur le site.

Site de la Fédération des Etudiants Francophones de Belgique : FEF

Une vidéo : canalC

Photo-report de Comac : ici

 

Semaine de la Solidarité Internationale (du 23 au 28 mars)

 

Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale de la FGTB de Verviers, les Jeunes FGTB ont eu l'occasion de rencontrer Mathias Liliou, secrétaire de la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB). Cette rencontre a été l'occasion de lui faire visiter la ville de Verviers et de lui faire découvrir le passé industriel de notre ville. Ce rendez-vous a été également l'occasion d'une réflexion Nord-Sud sur la mondialisation et ses conséquences sur les travailleurs tant du Nord et du Sud.

En fond de cette problématique, la notion de travail décent tant pour les pays développés que pour les pays en développement est apparue comme solution tant aux délocalisations chez nous qu'aux conditions de travail inhumaines au Sud (travail des enfants, travail forcé, heures supplémentaires non payées, salaires de moins de 2€ de l'heure,...).

Plus leur travail sera décent plus le nôtre aura des chances de l'être aussi, les travailleurs du Nord et du Sud ne sont pas concurrents, ils doivent combattre ensemble pour une mondialisation...des droits sociaux.

Nous ne tarderons pas à diffuser sur le site la vidéo reportage de cet événement.

Toi aussi tu veux t'investir dans les projets de la Centrale Jeunes ? Contacte-nous dès maintenant

 

La FGTB Verviers lance sa commission Travailleurs(euses) sans Emploi

 

Avec deux de nos militants chevronnés, nous avons décidé qu’il était temps de créer à la FGTB de Verviers une Commission des Travailleurs Sans Emploi.

Travailleurs sans emplois ?

S’il est important d'appeler un chat, "un chat" et de ne pas tourner autour du pot, le poids des mots dans notre vie de tous les jours est important. C'est pour cette raison qu'on parle de "travailleur sans emplois" et non pas de "chômeurs". Loin de penser que tout les chômeurs sont des "glandeurs" nous pensons au contraire que si il y a du chômage ce n'est pas à cause des chômeurs eux-mêmes mais à cause du fait qu'il n'y a pas de travail "décent" pour tous. Bien sûr "si on veut, on peut" mais quels sont les emplois pour les gens peu qualifiés ? Pour ceux qui ont fait des études dans un secteur peu ouvert ?

Doivent-ils accepter n'importe quel emploi ? De plus en plus les emplois proposés sont des contrats précaires (intérim, contrat à durée déterminée, à temps partiel...). Le problème de ce type d'emploi est qu'il ne donne aucune sécurité pour l'avenir. Et pour ne prendre qu'un exemple, avec un CDD il est quasiment impossible d'avoir un prêt auprès d'une banque.

A n'importe quel salaire ? Parfois les salaires proposés sont à peine supérieurs aux allocations de chômage. Où est le problème ? Nous pensons que ce sont les salaires minimums qui sont trop bas et non pas les allocations qui sont trop hautes. Que reste-t-il des 370 euros que gagne un chômeur cohabitant lorsqu'il en déduit ces factures, son loyer et de quoi manger ?

Mission de la Comission TSE :

- permettre à un groupe de demandeurs d’emploi de travailler sur des revendications communes ;

- sur des actions à mener (Job Tonic, la chasse aux chômeurs, la mobilité…) ;

- sur des formations à organiser (informatique, informations sur les droits au travail, le contrat de travail, la prise de parole..) ;

- des débats à planifier (interpellation des politiques locaux sur l’accueil de l’enfance…) ;

- des positions à défendre pour la FGTB (augmentation des allocations sociales au niveau politique …).

Lieu de rencontre, de formation, de débat, cette Commission sera l’endroit de l’expression et de la défense de l’esprit critique.

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