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Evénements 04 Oct 2012 09:46

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Presse 04 Oct 2012 09:41

Non, les Belges n'ont pas vécu au-dessus de leurs moyens

Non, les Belges n’ont pas vécu au-dessus de leurs moyens

Le soir 24 septembre 2012 - La carte blanche

Olivier Bonfond  Economiste, conseiller au Cepag (Centre d’éducation populaire André Genot), membre du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), auteur du livre « Et si on arrêtait de payer ? » (Aden).

Contrairement à ce qu’affirmait Bruno Colmant dans une carte blanche sur notre site, les Belges ont vécu au-dessous et pas au-dessus de leurs moyens, lui réplique Olivier Bonfond.

Dans sa carte blanche du 16 septembre 2012 (lesoir.be) titrée « Les dangers d’une taxation du capital », Bruno Colmant commence par nous expliquer que « la crise n’a servi que de révélateur d’une immense dette publique, héritée des années septante, augmentée d’une explosion des dépenses de santé et de pensions. Pendant des décennies, le pays s’est acheté des années d’immobilisme, en demandant crédit aux générations suivantes ». Les Belges auraient donc vécu au-dessus de leurs moyens. Les pouvoirs publics auraient dépensé sans compter et les Belges auraient profité de manière inconsidérée de soins de santé, de pensions et d’autres avantages sociaux.

Cette affirmation est fausse et il est fondamental de la déconstruire, car elle constitue l’argument principal pour affirmer que la rigueur budgétaire mise en place actuellement est une fatalité et qu’il est normal que les Belges se serrent la ceinture.

Il suffit d’analyser l’évolution des dépenses publiques belges par rapport au PIB pour constater très clairement qu’elles sont restées stables au cours des trente dernières années – autour de 43 % du PIB (1).

En réalité, c’est même l’inverse qui s’est passé. Depuis le début des années 80, les gouvernements successifs ont appliqué des politiques d’austérité très dures afin de dégager chaque année ce qu’on appelle un solde primaire positif (ou surplus primaire), c’est-à-dire des recettes supérieures aux dépenses, mais hors paiement des intérêts de la dette. Entre 1993 et 2007, les pouvoirs publics belges ont dégagé un surplus primaire cumulé de 180 milliards d’euros. Et à quoi ont servi ces 180 milliards d’euros d’économies ? Plutôt que de revenir aux citoyens sous forme de services publics, ils ont intégralement servi à payer les intérêts de la dette. Les Belges n’ont donc pas vécu au-dessus mais bien au-dessous de leurs moyens, et ce uniquement pour satisfaire les appétits voraces des créanciers.

Si la dette belge n’est pas due à un excès de dépenses publiques, on peut alors se demander d’où elle vient. En réalité, la crise de la dette publique belge provient essentiellement de 4 facteurs.

1. Les sauvetages bancaires de 2008 et 2011. Aujourd’hui, on ne parle quasiment que du problème des déficits et des dettes publiques. Cependant, il faut rappeler que l’origine de la crise des dettes publiques provient en premier lieu d’une crise bancaire, c’est-à-dire une crise de la dette privée. L’augmentation récente de la dette publique résulte largement du sauvetage de banques privées. Ces sauvetages ont, en réalité, consisté en une socialisation massive de dettes privées, dettes causées par les comportements aventureux de leurs gestionnaires et de leurs actionnaires. Ces sauvetages ont provoqué une augmentation de la dette publique de 32,5 milliards d’euros. Sans parler des possibles nouvelles recapitalisations et des garanties publiques attribuées aux banques belges et qui constituent une menace très grave pour les finances publiques belges…

2. L’explosion des taux d’intérêts fin des années 70. En 1979, le gouvernement des États-Unis, afin de lutter contre l’inflation, d’attirer les capitaux et relancer la machine économique américaine (notamment par un grand programme militaro-industriel), décide unilatéralement de relever très fortement les taux d’intérêts. Cette hausse se répercute rapidement au niveau mondial et la Belgique n’échappe pas à la contagion. A cette époque, la Belgique a emprunté à des taux allant jusqu’à 14 % ! Avec de tels taux, les charges d’intérêts explosent : au cours des années 80, la Belgique paie annuellement près de 20 milliards d’euros, uniquement en intérêts de la dette (13 milliards environ aujourd’hui).

3. Une politique fiscale socialement injuste. L’accroissement de la dette de l’État ces trente dernières années est également dû à un choix politique qui a consisté à mettre en place des politiques fiscales qui ont favorisé les grosses fortunes et les grandes entreprises privées : intérêts notionnels, réduction de la progressivité de l’impôt, précompte mobilier libératoire, amnisties fiscales… Ces mesures ont provoqué du même coup une diminution importante des recettes publiques. Contrairement à ce que Bruno Colmant affirme, la crise de la dette belge est donc une crise des recettes et non une crise des dépenses. Il a d’ailleurs concrètement contribué à cette crise des recettes, puisqu’il a été aux manettes de la fiscalité belge et est considéré comme le père spirituel des intérêts notionnels, mécanisme entraînant un manque à gagner annuel de plusieurs milliards d’euros pour les caisses de l’Etat. Faut-il rappeler qu’aujourd’hui, il le remet en cause et admet qu’il n’a pas favorisé l’emploi, ce qui était pourtant un de ses objectifs ?

4. Une politique monétaire socialement injuste. Depuis 1992 et le Traité de Maastricht, les pays de l’Union européenne ont renoncé à la possibilité d’emprunter auprès de leur propre banque centrale à du 0 % et sont obligés de s’adresser aux grandes banques privées, à des taux qui sont fixés par les marchés internationaux de capitaux. Ce choix a coûté très cher à la Belgique. Sur la période 1992-2011, l’État belge a remboursé en intérêts de la dette un montant équivalent à 313 milliards d’euros. Si l’État belge avait pu emprunter les mêmes montants auprès de sa banque centrale, mais à un taux de 1 %, il aurait alors économisé 250 milliards d’euros… D’autres prises de position de M. Colmant dans cette carte blanche laissent plus que perplexe.

Après que les Etats sont intervenus massivement pour sauver du naufrage un secteur financier ayant spéculé de manière inconsidérée, et à l’heure où le mythe des marchés autorégulateurs est remis en cause par de plus en plus d’économistes et contredit chaque jour par la réalité… Comment peut-on affirmer, comme il le fait, que « la solution est intuitive : il faut réduire le poids de l’Etat dans l’économie » ?

Quant à sa position prônant le maintien de la non-taxation sur les plus-values de capital, par crainte de « contrarier toute l’architecture de la fiscalité belge », on peut se référer au très documenté dossier de la revue Politique de mars-avril 2012, « Paradis fiscal, le modèle belge », où notamment Frédéric Panier montre que « notre système fiscal semble avoir été construit pour assurer la dissimulation la plus complète des hauts revenus et des grandes fortunes. De ce point de vue, les États-Unis apparaissent comme un État socialiste face au paradis libéral belge ». En effet, alors qu’en Belgique, sauf quelques exceptions, les plus-values en capital sont purement et simplement non taxées, aux USA, elles font l’objet d’une taxation de 15 à 35 %.

On peut légitimement se demander si ses responsabilités politiques antérieures et ses nombreux mandats au sein du monde financier n’influencent pas les analyses et les prises de position de Bruno Colmant, professeur d’économie et Maître en Sciences fiscales. Peut-il être à la fois juge et partie ? Mais là n’est pas le plus important.

L’essentiel est de combattre ce positionnement idéologique néolibéral qui consiste à défendre systématiquement les intérêts du monde de la finance, au détriment et au mépris du plus grand nombre.

(1) Source : BNB, 2012

 

Evénements 05 Sep 2012 08:54

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Evénements 28 Jun 2012 10:27

Lettre ouverte aux Ediles communaux sur la réforme du chômage

Aux Bourgmestres, Echevins, Elus communaux, Présidents et Mandataires de CPAS de l'arrondissement de Verviers   

Madame, Monsieur,

Le gouvernement fédéral a pris de lourdes décisions en matière de chômage.

Cette réforme était attendue et souhaitée par quelques grandes organisations internationales (OCDE, Commission européenne...).

Elles vont avoir des conséquences dramatiques pour les populations les plus fragiles, mais aussi d'importantes implications pour les municipalités.

Trois trains de mesures sont sur rail (ou vont l'être d'ici 2015) :

1.    L'allongement de trois mois de la durée du stage d'insertion des jeunes (avec la nécessité pour eux de « passer » trois évaluations de leur comportement de recherche d'emploi avant d'accéder au bénéfice d'un revenu de remplacement).

2.    La dégressivité des allocations pour les chômeurs (inscrits sur base de l'article 30 ou de l’article 33) qui ont eu l'occasion de construire leur droit au départ d'une période de travail suffisante (cette réduction jusqu'à 25% du montant total sera progressive et déterminée par le passé professionnel du demandeur mais tendra vers des minima forfaitaires pour tous).

3.    L'exclusion du chômage pour les travailleurs sans emploi inscrits sur base de l'article 36 (sur base des études ouvrant le droit) qui ne peuvent justifier un nombre de journées de travail suffisant pour une période de référence déterminée par la loi, et ce malgré, dans certains cas, des prestations en Intérim, à temps réduits… De plus ces trains de mesures sont accompagnés de projets visant à renforcer encore un peu plus le contrôle de la disponibilité des chômeurs en élargissant les groupes cibles et en renforçant la sévérité des sanctions. La recherche active de l’emploi suffira-t-elle à le créer ?

Cette réforme « historique » touchera massivement et prioritairement des chômeurs wallons et bruxellois (et cela, compte tenu de la structure propre des « marchés de l'emploi » et de l'histoire industrielle de ces deux Régions).

Notre arrondissement ne sera, malheureusement, pas épargné.

Tous nos jeunes quittant l'école sont déjà concernés par la réforme de ce qui était le « stage d'attente » rebaptisé « stage d'insertion » (« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots », constatait déjà Jaurès !) A remarquer néanmoins qu'il est désormais possible, théoriquement au moins, d'empêcher l'accès de certains au bénéfice du droit qu'était l'octroi d'une allocation de remplacement de sécurité sociale.


Pour ce qui touche à la dégressivité, nous attendons encore certaines modalités d'application. Nous ne pouvons encore déterminer avec la plus grande précision la quantité de travailleurs sans emploi relevant de notre organisme de paiement qui seront concernés. Nous l'estimons actuellement à plus de 2.000 !

Les choses sont plus nettes pour la limitation dans le temps des allocations qui prendra cours au 1er janvier 2015 et dans les jours qui suivront. En une seule nuit, celle de la Saint-Sylvestre, pas moins de 1.400 affiliés de la FGTB (« article 36 ») sont menacés d'exclusion. Dans les années qui suivent, à un rythme quotidien, il devrait s'en ajouter quelque 400 par an... Je joins à la présente une ventilation fine par commune de cette estimation. Notez que la FGTB est le premier organisme de paiement de l'arrondissement (44% des allocations de chômage). En multipliant nos chiffres par deux, vous aurez une estimation crédible de l'impact global des mesures fédérales sur notre bassin.

En tant qu'organisme de paiement mais également comme organisation syndicale chargée de la défense des intérêts de nos affiliés, nous rencontrons actuellement les trois « publics » concernés pour les informer de ce qui les attend dans les prochains mois et pour tenter, avec eux, d'organiser une réaction à ce traitement inique qui leur est réservé.

Beaucoup d'affiliés découvrent quelles vont être les conditions matérielles de leur survie. Tous sont stupéfaits et parfois incrédules : « Ils n'oseront jamais nous faire ça ! », entendons-nous souvent. Nous redoutons des réactions individuelles peu réfléchies, notamment dans les isoloirs. Croyez bien que nous développons une grande énergie en terme d'éducation populaire pour orienter la colère que nous voyons grandir vers des expressions plus collectives.

Devant l'ampleur de la tâche, nous avons décidé de diriger les interpellations qui nous sont adressées vers les responsables politiques dont ces victimes sont les plus proches et notamment les édiles communaux. Vous êtes, en effet, directement impliqués, comme nous, dans la gestion des conséquences de décisions prises au plan fédéral. Du reste, ce sont les entités locales qui souffriront le plus et qui finiront par payer la facture d'économies de bouts de chandelle réalisées au niveau de la Sécurité sociale (quelques dizaines de millions d'euros sur une dizaine de milliards à récupérer !). Pour rappel, l'ordre de grandeur du coût des allocations de chômage versées annuellement par l'ONEm est de 8 milliards. Dans le même temps, les cadeaux aux entreprises sous forme de réductions de cotisations sociales et fiscales représentent un manque à gagner de plus de 10 milliards. Sans parler des moins-values fiscales que représentent plus de 5 milliards bruts d'intérêts notionnels.

Face aux efforts budgétaires réalisés (plus de 11 milliards) et devant ce qui nous attend encore (au moins autant), il s'agit ainsi de coûteuses « clopinettes » qui vont engendrer de nouvelles dépenses, probablement plus lourdes in fine, mais financées pour une grande partie par les pouvoirs locaux.


En voici une liste prévisible et sans doute non-exhaustive :

  • L'allongement du stage d'insertion pour les jeunes a d'ores et déjà imposé une révision à la hausse du budget des allocations familiales.
  • Le renvoi vers les CPAS de quelque 30.000 chômeurs de la seule FGTB (dont plus 25.000 en Wallonie !) aura des conséquences sur les finances communales dès 2015 (accroissement de l'aide sociale, nombre des RIS, encadrement en terme de personnel...)
  • La dégressivité des allocations va augmenter encore les problèmes de surendettement – il n'y aura pas de miracle ! - et tendre plus encore la gestion sociale de cette question.
  • Elle va évidemment peser sur la fiscalité communale et la contribution des ménages aux additionnels (singulièrement au niveau des couples travailleu(r)se – chômeu(r)euse).
  • Des conséquences sont évidemment prévisibles sur le niveau de la consommation, ce qui ne manquera pas de ralentir les effets d'une politique de relance que nous continuons d'attendre.
  • Il y aura encore des répercussions sur le calcul des loyers et des recettes en baisse pour des sociétés de logements sociaux déjà en difficulté.
  • Des impacts sont encore attendus au niveau des coûts en matière de soins de santé. La mutualité socialiste vient de réaliser une remarquable étude sur la déprime des Belges et les conséquences des mesures antisociales. On sait par ailleurs que les populations les plus fragilisées renoncent rapidement aux premiers soins. Ce qui, faute de prévention, augmente à terme le nombre des pathologies plus lourdes et plus coûteuses et encourage, au final, à un recours plus régulier aux... urgences !
  • Il faudrait encore mesurer le coût public du développement de l'économie informelle qui sera alimentée, bien sûr, par la nécessité pour bon nombre d'exclus de nourrir leurs enfants et de... s'en sortir quand même !
  •  Sans parler des conséquences de l'insécurité sociale sur la... sécurité publique.
  •     ...

 

Pour l'heure, peu de responsables se hasardent dans un plaidoyer convaincu sur le fond de la politique que cette réforme traduit.

Le patronat belge, par la voix de la FEB, se contente de déclarer qu'il s'agit d'une « réforme équilibrée » : « Maintenant, il faut tourner la page » (Le Soir des 9 et 10 juin 2012).

Exaspéré par l'analyse et les critiques syndicales, le Premier ministre est monté au créneau quelques jours plus tôt pour défendre un accord gouvernemental qui « tient compte des exigences de la majorité au Parlement » et « dans la population ». La défense des projets qu'il assume évoque l'importance de « l'unité nationale » et son souci « de trouver une solution de cohésion sociale ». Ceci nous a particulièrement interpellés. Et inquiétés... En quoi la dégradation des conditions de vie de chômeurs wallons et bruxellois participe-telle à plus de cohésion sociale ? Il s'agirait, si nous déchiffrons bien l'argumentation un peu confuse, d'un tribu à payer pour « sauver le pays » ?

Le chômage, comme les pensions, reste pourtant une branche importante de la Sécurité sociale qui est l'expression fédérale d'une solidarité interpersonnelle entre tous les travailleurs du pays, nous semblait-il... S'il faut croire le chef du gouvernement, il y aurait donc une majorité (silencieuse ?) et au Parlement et dans la rue pour qu'il en soit dorénavant autrement ? Si la politique d'appauvrissement et d'exclusion des travailleurs sans emploi de Wallonie et de Bruxelles est aussi populaire qu'il dit, pourquoi la mise en œuvre concrète de ce plan se fera-t-elle après les prochaines élections communales pour la dégressivité et après le prochain scrutin fédéral, pour les exclusions ?

Enfin, comme tout le monde, nous entendons le martèlement d'une argumentation de « café de commerce » qui décline en propos pontifiant l'idée que les chômeurs seraient peu ou prou les responsables de leur propre inactivité. C'est le discours aberrant sur les « pièges à l'emploi », c'est le plaidoyer pour le formatage des comportements de recherches d'emplois, c'est la politique des bâtons en attendant la carotte... Ces propos n'ont aucun fondement rationnel ni scientifique. L'économiste français Laurent Cordonnier a fait litière de cette rhétorique de prétendu « bon sens populaire » dans un entretien donné au Soir le 6 juin dernier : « On met une pression dingue sur les gens en leur disant de chercher du travail et de le faire d'autant mieux qu'il n'y en a pas. On demande aux gens de partir à la cueillette aux champignons, comme si c'est cela qui allait les faire pousser, alors qu'il ne pleut plus depuis trois semaines et qu'il fait 50°C. »

Ce qui semble totalement absurde pour solutionner un problème réel de manque d'emplois, l'est beaucoup moins, s'il s'agit d'organiser un « dumping social interne », de doper plus encore la compétition entre travailleurs actifs et inactifs en vue de comprimer les salaires ou d'agir sur les conditions de travail. Ceci est déjà presque un autre débat, le choix d'un autre modèle de société...

Madame, Monsieur, au nom de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone, je tenais à vous interpeller personnellement, directement. Et cela, à l'avant-veille d'une campagne électorale qui va mobiliser votre énergie. Il s'agissait pour nous, une nouvelle fois, d'attirer votre attention sur les graves menaces qui pèsent sur l'avenir d'une partie de nos concitoyens, d'une part, et sur les conséquences demain qu'auront des décisions prises sans concertation avec vous par le pouvoir fédéral, sur l'exercice des compétences communales.

Je vous remercie de l'attention que vous aurez prêté à la présente et des explications plus éclairées que vous pourrez apporter aux chômeurs qui se posent bien des questions. Nos services sont à votre disposition pour de plus amples informations techniques que vous souhaiteriez (dans la limite des informations dont nous disposons).


Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos considérations citoyennes.

Pour la FGTB de Verviers et Communauté germanophone,   
Daniel RICHARD,
Secrétaire Régional Interprofessionnel

 

001Exclus par communes 25062012

 

Presse 21 Jun 2012 16:11

Réforme du chômage: interpellation des Elus et Mandataires communaux et CPAS

Invitation à la presse lundi  25/06 à 12h30

Le Bureau exécutif de la FGTB Verviers & Communauté germanophone  interpelle via une lettre ouverte Aux Bourgmestres, Échevins, Élus communaux, Présidents et Mandataires de CPAS de l'arrondissement de Verviers.

Rendez-vous  devant l’accueil de la FGTB ( ou dans la galerie, s’il pleut) lundi 25/06 à 12h30

Adresse Galerie des Deux Places -  Pont aux Lions, 23/3   -   4800 VERVIERS

12:30 « Tous à la Soupe Populaire et … au CPAS ? »

Saynète jouée par les Travailleurs Sans Emploi FGTB (environ 5min.) devant l’entrée de la FGTB Verviers.

Hélas, ceci n’est pas une fiction... Beaucoup d'affiliés privés d’emploi  découvrent quelles vont être les conditions matérielles de leur survie. Tous sont stupéfaits et parfois incrédules : « Ils n'oseront jamais nous faire ça ! », entendons-nous souvent…

Nous ferons donc le point sur les 2 mesures phares de la réforme du chômage et par commune, nous détaillerons les chiffres relatifs aux exclus de l’allocation d’insertion (pour les chômeurs admis sur base des études) et de la dégressivité (pour les chômeurs admis sur base du travail).

Pour rappel, le service chômage de la FGTB Verviers représente 44% des chômeurs de l’arrondissement, devant la CSC, la CAPAC et la CGSLB. Nos estimations chiffrées peuvent donc être doublées pour avoir  une estimation globale des dégâts sociaux et de l’impact de la réforme du chômage sur les communes de notre arrondissement.