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23 Dec 2009 15:26
Les chômeurs de la FGTB ont les boules, ils déposent un sapin dans chaque parti démocratique verviétois




23 Dec 2009 14:59
STOP A LA CHASSE AUX CHÔMEURS
« C’est Noël et les chômeurs ont les boules ! »
Lettre ouverte de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone
aux responsables politiques des partis démocratiques
Comme l’hiver qui s’installe, quasi par effraction et presque par surprise, nous glissons de plain pied dans la crise sociale la plus froide pour les travailleurs depuis un demi-siècle.
Cette glissade semble incontrôlée. Un dérapage ?
L’objectif d’une organisation syndicale comme la nôtre peut être présenté simplement : défendre les intérêts de ses affiliés. Or, l’absence de prise en compte de la réalité économique et sociale actuelle menace nos membres les plus faibles : les travailleurs sans emploi. Raison pour laquelle nous avons lancé à Verviers, la semaine dernière, la campagne de la FGTB wallonne : « Stop à la chasse aux chômeurs ».
Dégivrons-nous les quinquets ! La misère s’installe dans nos murs. On la voit dès lors qu’on cesse de poser ailleurs le regard. Elle a souvent l’aspect d’un renoncement. Aux soins de santé ou aux soins dentaires, par exemple. Observez les abords des CPAS, le public de nos bureaux de chômage, la population des carrefours et la dégradation physique de certains de nos concitoyens. De vos électeurs… Pensez qu’elle est toujours doublée d’une détérioration psychique.
La société dérape. Comme souvent, selon que vous serez puissants ou misérables, vous resterez ou non debout. Pour ce qui nous concerne, nous n’allons pas lâcher les travailleurs sans emploi. Leur dignité nous importe.
L’Etat, dont vous êtes les gestionnaires ou ceux qui les contrôlent, vient de consacrer des sommes folles pour sauver un système bancaire menacé de ruine par les délires avides d’une poignée d’irresponsables.
Ils étaient et redeviennent rémunérés à un niveau tel qu’on se dit que, décidément, l’inutilité sociale paye bien son homme. Ce qui n’est pas le signe d’une bonne santé… de la société. Il y a un an, les pouvoirs publics nous ont offert l’affligeant spectacle d’un funeste empressement à sauver les meubles du système financier. Il n’a manifestement retenu aucune leçon de sa déroute. Il apparaît aujourd’hui que la question du crédit, un bien commun dans une économie de marché, n’est nullement réglée. Des entreprises souffrent toujours des difficultés à y accéder. Des emplois sont perdus pour cette raison. Les particuliers, qui souhaitent bâtir – et participer à la relance ?-, se voient proposer des taux de 3% supérieurs à ceux décidés par la BCE pour les échanges interbancaires. Sur le dos de l’Etat, des travailleurs, des entrepreneurs, des consommateurs, les banques restaurent, à l’aise, leurs marges. Leur petite entreprise ne connaît pas la crise.
Au moment d’ouvrir les vannes des fonds publics, vous nous avez interprété, à l’unisson, une musique de fond : « S’abstenir serait pire pour tout le monde ». « There is no alternative ». Air connu.
Un an plus tard, nous n’allons pas accepter que l’endettement historique et brutal de l’Etat pour restaurer l’insolente domination de la finance sur la société, devienne un argument pour priver de moyens les politiques sociales, environnementales, climatiques ou de coopération au développement. Des investissements aussi importants sont requis pour faire face aux crises concomitantes du capitalisme : la crise alimentaire, la crise écologique, la crise énergétique, la crise sociale, le défi démographique… Ces secousses, qui ébranlent les fondations de notre système économique et social, font peser des incertitudes sur l’avenir rêvé, souhaité, désiré par les citoyens. Elles génèrent du stress et surtout de la peur. Ce n’est ni positif, ni favorable pour personne.
Comme organisation syndicale, de gauche, nous entendons ancrer nos revendications comme nos actions dans le développement d’une plus grande égalité entre les gens. Les décennies du triomphe de l’idéologie libérale (celles qui relativisent les dégâts du capitalisme) nous ont martelé que l’inégalité serait l’ordre naturel des sociétés humaines. Nous ne sommes pas de cette église-là. Nous n’entrerons pas dans les ordres de la résignation. Nous pensons au contraire qu’un contre-pouvoir doit équilibrer l’aveuglement de la politique « court-termiste ». La peur doit changer de camp.
Pour l’heure, nous sommes totalement engagés dans une bataille contre « la chasse aux chômeurs ». Le contrôle de la disponibilité des travailleurs sans emploi, imaginé en 2004, est devenu inutile et humiliant. La maturation de cette politique a confirmé nos pires craintes : c’est bien une « machine à exclure ». Et qui sont les exclus ? Les victimes d’une organisation sociale qui, aujourd’hui, protège les fauteurs de crise. Il y a de plus en plus d’exclus du chômage alors que les pratiques des bonus reviennent au galop, qu’enflent les nouvelles bulles dont l’éclatement nous éclaboussera bientôt… Les chômeurs seraient responsables du chômage – puisqu’ils sont punis en cas de mauvais comportements ! – mais la crise que nous payons n’aurait pas de coupable ?
Le « contrôle dispo » est aussi une machine infernale. Elle a été imaginée pour mettre en compétition les travailleurs entre eux. Elle nourrit la concurrence entre ceux qui ont du boulot et ceux qui en sont privés. Les premiers devraient se contenter des conditions (de travail ou salariales) « offertes ». Les seconds sont forcés de manifester leur intérêt pour des
postes déjà occupés. Pour moins cher, tant qu’on y est ? « On ne vous demande pas de trouver de l’emploi, on vous demande seulement d’en chercher ! », disait avec cynisme le Ministre dans la tête de qui la mécanique d’exclusion a germé. Pouvait-il mieux exprimer, en termes diplomatiques, son désintérêt pour le « plein emploi » ? Mieux dire que l’utilité du chômage reste celle d’une « armée de réserve » chargée, comme MARX l’a théorisé en d’autres temps, de faire pression sur les salaires. Comment éclairer autrement l’exigence répétée de voir adressées aux entreprises des candidatures spontanées ? Ce n’est plus ici l’état de disponibilité pour l’emploi qui est mesuré mais la disposition à se mettre en compétition avec des employés et des ouvriers d’entreprises qui ne proposent pas de postes de travail !
Et ce n’est pas tout…
Dans le même temps que s’est construit un discours de culpabilisation responsabilisant les « surnuméraires du marché du travail » de leur propre exclusion, nous avons assisté, dans les pays industrialisés, à un gonflement des profits des entreprises. Personne ne camouffle plus la croissance de la part de la rémunération du capital dans le partage de la richesse produite. Et cela au détriment des revenus du travail. Même l’ancien patron de la Federal Reserve, Alan GREENSPAN, finit par s’en inquiéter, mais un peu tard, à l’automne 2008. Ce gonflement n’a pas été suivi d’un développement parallèle de l’investissement. C’était pourtant ce que nous racontait la berceuse de la fin du XXe, le théorème dit « de Schmidt » : « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ».
Avec le recul, on se dit que, même entre Saint-Nicolas et l’Epiphanie, on ne ment pas aussi éhontément aux enfants… L’emploi n’est pas là parce que les investissements n’ont pas été consentis. Et où sont partis les profits ? La différence entre le taux de marge des entreprises et le taux d’investissement a nourri la financiarisation d’une économie qui s’est délitée en 2008.
Il y a plus signification encore. Dans les pays industrialisés, l’évolution de cette financiarisation (la différence entre les profits et les investissements dans les outils de production de biens et de services) est rigoureusement parallèle à l’évolution des taux… de chômage. Traduction « pour les nuls » : le chômage est, a été, et restera le prix payé par le monde du travail à la transformation du capitalisme depuis le milieu des années 70.
La conscience de cette réalité rend, bien sûr, totalement insupportable, inacceptable et révoltante l’idée même de la « chasse aux chômeurs ». Qu’elle conduise à sanctionner et à exclure de la sécurité sociale, chaque année, plus de travailleurs sans emploi constitue une violence à laquelle il faut mettre fin.
S’il faut trouver des raisons supplémentaires, nous vous en proposons en vrac :
· Il ne faut pas confondre le principe d’un accompagnement des chômeurs avec une pédagogie de l’humiliation, de la contrainte et de la menace, qui finit systématiquement par toucher les plus faibles, ceux qui sont les moins armés pour y résister…
· L’acharnement de plus en plus tatillon avec, pour objectif, de formater des comportements de recherches d’emploi, que la crise détruit, relève d’un harcèlement.
· La mise en compétition des travailleurs entre eux n’est plus utile puisque des centaines de postes de travail sont anéantis quotidiennement par la détérioration de la situation économique. Cette réalité nouvelle exerce, à l’évidence, une pression salariale suffisante pour maintenir un haut niveau de profitabilité des entreprises.
· Par ailleurs, le maintien d’un tel niveau de profit est nuisible comme nous l’a enseigné l’actualité des 24 derniers mois. Il n’encourage pas l’investissement dans des outils de production qui seraient orientés vers la satisfaction des besoins sociaux. Ce souci ne participe donc pas à la solution mais constitue, au contraire, une partie du problème.
· L’exclusion du chômage et les sanctions qui frappent les chômeurs organisent un transfert vers les communes d’une part du coût de la solidarité jusqu’ici assumée par l’Etat fédéral à travers la sécurité sociale.
· Dans une démocratie comme celle que nous connaissons, y a-t-il une autre catégorie sociale à qui on demande à une partie de ceux qui la compose d’exercer une pression sur les conditions de travail des autres ?
· Le contrôle de la disponibilité des chômeurs constitue un coût pour les finances publiques. Sa finalité, nous l’affirmons au départ de notre expérience de terrain, tend à toujours plus d’exclusions. La sécurité sociale n’a pas été créée il y a 65 ans pour générer plus de pauvreté. Elle a été imaginée, au contraire, pour assurer contre ce risque la population privée d’emploi.
· Une législation conçue en 2004 ne peut produire, cinq ans plus tard, les effets de retour à l’emploi attendus alors que la récession, la plus grave depuis plus de cinquante années, a transformé profondément le contexte !
· …
L’esquisse d’argumentaire justifiant une remise en question de cette politique ne suffira pas. Pour transformer la situation dont souffrent de plus en plus de vos électeurs, d’autres actions sont nécessaires. Nous allons nous employer à les rendre possibles.
Parce que Noël ou pas, « les chômeurs ont les boules » ! La FGTB de Verviers et Communauté germanophone entend qu’ils puissent exprimer ce ras-le-bol, faire entendre leurs objections face aux processus de déclassement dont ils sont l’objet, et faire valoir leurs droits de citoyens.
Enfin, nous sommes également soucieux du traitement des allocataires sociaux dans nos CPAS. Les conséquences de la crise ne peuvent être reportées au fil des restrictions budgétaires vers les publics les plus fragiles qui sont souvent les plus désarmés.
Au moment de vous présenter ses vœux, notre organisation voulait vous assurer de sa détermination à tout mettre en œuvre pour empêcher la progression de la pauvreté qu’organise la « Chasse aux chômeurs ».
En 2010, nous serons tout particulièrement attentif aux actes qui seront ou non posés par les partis démocratiques pour casser la « machine à exclure ».
Nous sommes à la recherche des relais politiques de cette préoccupation.
Bien à vous,
Pour la FGTB de Verviers
et Communauté germanophone,
Daniel Richard,
Secrétaire régional interprofessionnel.
17 Dec 2009 17:00
Stop Chasse aux chômeurs
Le 16 décembre, la régionale a mené ses premières actions dans le cadre de la campagne de la FGTB Wallone "Stop à la chasse aux chômeurs"


03 Dec 2009 16:35
Gaza un an après

27 Nov 2009 11:07
Verviers 250 ans de résistance

Un livre pour les fêtes
Verviers 250 ans de résistance !
La Régionale FGTB Verviers et Communauté germanophone s’est associée à deux historiens, Freddy Joris et Jean-François Potelle, pour publier un livre[1] retraçant l’histoire de la résistance ouvrière et populaire dans le bassin de la Vesdre. Quoi de plus normal lorsque l’on sait que c’est à Verviers qu’en 1759 apparaissent les premières traces d’une organisation syndicale « moderne »… et internationale. Les auteurs font remonter à cette date les premières résistances ouvrières et populaires.
A cette époque, le capitalisme était déjà bien présent dans la région. Les patrons appliquaient les prémices de nos délocalisations actuelles.
En effet, deux usines, qui produisaient le même produit, étaient situées de part et d’autre d’un pont, l’actuel « pont Parotte ». La région était divisée en deux Etats distincts. Au gré de la fluctuation de la monnaie, les patrons décidaient de faire produire là où la main d’œuvre était la moins chère, ce qui pouvait varier de jour en jour, selon les cours des changes.
La chronique de cette histoire ne va pas sans nous rappeler bien des aspects de ce que nous vivons actuellement.
La FGTB Verviers, à travers le CEPAGE, s’inscrit dans une dynamique de « réappropriation par les Verviétois de leur propre histoire sociale ». Evidemment, pas celle qui est enseignée à l’école, ni celle des grandes familles bourgeoises ou des têtes couronnées, mais celles des gens du peuple qui ont transformé la société pour la rendre vivable pour le plus grand nombre.
Le CEPAGE désire que le corps enseignant s’approprie l’ouvrage que publient les Editions du Cerisier. Il se veut moderne, accessible et complet. Et ce, afin d’en faire un outil pédagogique pour leur élèves. Cette histoire-là enseigne que transformer la société est possible. Si c’était vrai hier, pourquoi ne le serait-ce plus aujourd’hui ?
La dernière phrase du livre délivre un message clair et évocateur : « Créer, c’est résister, résister, c’est créer ». C’est le titre de l’appel des résistants du Comité national de la résistance française, publié en mars 1994 !
Le livre est disponible dans toutes les librairies de la région verviétoise, mais aussi dans votre bureau régional interprofessionnel.
Vincent FANARA
[1] « Verviers 250 ans de résistance », Freddy Joris, Jean-François Potelle, Editions du Cerisier, 356 pages, 16 €
Nous vous en proposons un court extrait.
« … C’est grâce à l’absence totale de règles (au libéralisme économique absolu) d’une part, et à l’audace des premiers patrons drapiers d’autre part, que l’industrie textile verviétoise put prendre l’essor qui fut le sien dès avant la révolution industrielle. » (…) « La crise éclate le 26 juin 1759 et elle va durer deux mois. Ce jour-là, quantité de tondeurs quittent les ateliers et s’attroupent pour dénoncer le paiement en « mauvaise monnaie ». Dès le lendemain, vingt-quatre fabricants s’engagent devant notaire pour rester solidaires en payant les tondeurs comme ils l’ont toujours fait. Les attroupements se poursuivent le 28 et le prince décide d’expédier sur place à la fois une troupe de trente hommes pour empêcher l’émeute, et son conseiller, l’ancien bourgmestre de Liège De Chestret, pour enquêter sur les griefs ouvriers. Il arrive à Verviers le 29 à dix-neuf heures et y rencontre d’abord le bourgmestre Jean Sougnez puis le patron de la firme Simonis qui dirige une des deux principales entreprises de la place avec celle de son beau-frère Jean-François Biolley (1717-1790). Simonis, dont les tondeurs sont à l’origine de la grève, livre l’identité de quatre meneurs. Ils comparaissent le 30 au matin devant l’envoyé du prince : Jean Leclerc, Simon Thiry, Jean-Joseph Lafontaine (qui se plaindra de blessures infligées par la garde de la ville) et Léonard Deponton. Ils exposent alors que les écus, escarlins, marks, liards et autre kopstucks, qu’ils reçoivent pour salaire, leur sont tous calculés à un taux nettement supérieur au cours réel pratiqué dans la capitale (Liège) et sur le marché, où les paysans refusent de prendre leurs monnaies au taux auquel les ouvriers les reçoivent. En fin de matinée, De Chestret reçoit d’un autre tondeur, Etienne Niman, une pétition dans laquelle ces tondeurs font état des mêmes griefs. A quinze heures, De Chestret voit l’ensemble des fabricants réunis dans le vieil Hôtel de Ville édifié en 1530 (et que l’on démolira en 1775). Il leur propose de « donner en paiement aux ouvriers des espèces sur lesquelles ils ne perdissent pas et de ne point leur payer de cette mitraille que l’on fait venir en quantité de la ville d’Aix ». Les patrons se récrient, exposent longuement qu’il leur est impossible de se procurer certaines espèces ou de calculer autrement le cours des autres, et demandent à mettre les explications par écrits cependant que De Chestret, durant ce temps, tente de faire reprendre le travail, ce que les tondeurs promettent pour le 2 juillet. Mais la veille, au nom des frabricants, Simonis et Biolley confirment par écrit que ceux-ci ne peuvent rien changer, en invoquant les salaires accordés en territoire limbourgeois. Le 2, certains ouvriers, qui se présentent pour reprendre l’ouvrage, sont renvoyés sous divers prétextes et s’en plaignent à De Chestret, qui enquête, mais c’est en accord avec ce dernier que les autorités de la ville ordonnent, elles, de reprendre le travail pour un salaire évalué à un taux favorable aux fabricants. Dans l’après-midi, un tondeur, Desorié, tente de dissuader certains de ses collègues de cesser la grève : il est aussi convoqué par l’envoyé du prince. Le 3, De Chestret décide de quitter Verviers, mais en y laissant la troupe car rien n’est réglé. » (…) « Le 13 août, clandestinement, seize ouvriers, délégués respectivement et en nombre égal par les tondeurs de Verviers, Ensival, Hodomont et Francomont, et en accord avec leurs collègues d’Eupen, absents à la signature, approuvent une « Rénovation de confraternité », rédigée par le notaire Drèze à Verviers. Ce 13 août 1759, ensemble, ils créent le premier syndicat verviétois, dont l’existence restera secrète durant plus de vingt ans. Ils s’engagent à ne pas reprendre le travail avant d’avoir mis en commun chez un caissier central de quoi soutenir un éventuel procès consécutif à la grève, à ne pas accepter de travailler en dessous du tarif de vingt sous de Liège, à s’opposer à l’embauche d’ouvriers n’ayant pas deux ans d’apprentissage reconnus, à assumer ensemble les frais d’un procès qui serait fait à l’un deux. Il ne s’agit donc plus du tous d’une mutuelle de secours ou d’une assurance vieillesse, mais bien, dans un contexte de grèves agressives autour du maintien du salaire, d’une association de défense des intérêts professionnels… »

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