Actualités
14 Feb 2010 11:54
manifestation pour l'EMPLOI

Inscription avant jeudi midi à la FGTB, secrétariat interprofessionnel.
22 Jan 2010 10:23
Appel à la solidarité pour Haïti
La FGTB de Verviers a développé un projet de solidarité avec le syndicat haïtien de Bataye Ouvrie.
A l'occasion d'un passage dans nos locaux, nous avions interrogé Yannick Etienne sa responsable. Son témoignage se trouve à l'adresse suivante : http://www.metallos.be/en-images/haiti
Appel à la solidarité pour Haïti
Suite à l'extrême gravité de la catastrophe survenue en Haïti, la FGTB se mobilise pour apporter son soutien aux victimes et fait appel à votre générosité !
Haïti, cette île des Caraïbes déjà touchée par l'instabilité politique, la pauvreté extrême et les catastrophes naturelles à répétition, vit aujourd'hui son énième tragédie.
Touché par un séisme d'une rare intensité, le pays est plongé dans le chaos. Plus de 100.000 personnes ont péri, des millions de citoyens se retrouvent sans logement, les blessés ne se comptent plus et l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise d'heure en heure. Les Haïtiens sont aujourd'hui dépourvus de tout moyen de communication et manquent de tout : nourriture, eau, matériel médical, secours d'urgence... Mais vous pouvez les aider…
Les victimes comptent sur votre générosité, alors aidez-les en versant vos dons à Solidarité Socialiste sur le compte 000-0000054-54 (IBAN : BE42 0000 0000 5454 - BIC : BPOTBEB1). Communication : " Solidarité Haïti ". Titulaire : Solidarité Socialiste FC&D - Rue Coenraets 68 - 1060 Bruxelles. Les dons ainsi récoltés serviront à la mise en place de centres de secours sanitaires et à la réhabilitation des infrastructures de santé en Haïti.
Solidarité Socialiste est une organisation non-gouvernementale de coopération au développement, créée par l'Action Commune Socialiste (syndicat, mutualité, coopératives et parti) afin de contribuer au développement d'un monde plus juste et plus démocratique.
Tous les dons de 30 euros au moins peuvent être reportés sur votre déclaration fiscale et vous donnent droit à une réduction d'impôts.

11 Jan 2010 17:13
Campagne
Alors que les responsables de la crise prospèrent
La chasse aux chômeurs doit s’arrêter !
Le capitalisme, en crise, nuira encore à tous les travailleurs en 2010. Les « spécialistes » des instituts économiques convergent sur cette prévision. Ils annoncent de nouvelles pertes d’emploi, un approfondissement du chômage et, au mieux, une timide reprise de l’activité économique. Le monde politique semble tétanisé, résigné, fataliste. Dans le meilleur des cas, il pourrait être question d’envisager de mettre fin à la chasse aux chômeurs, par exemple.
Cette situation est scandaleuse, révoltante, inacceptable !
Les banquiers sont occupés à restaurer leurs profits avec l’argent de la collectivité. Les « traders » et autres spéculateurs voient leurs rémunérations continuer de progresser. Et les travailleurs qui « payent » restent, eux, menacés de sanctions si leur comportement sur le « marché de l’emploi » n’est pas jugé suffisamment « actif ». Sous la menace de ce chantage, ils sont contraints de rechercher avec zèle ce que le capitalisme financier détruit avec méthode : de l’emploi !
Tout se passe comme si le cataclysme économico-financier de 2008-2009 n’avait ni coupable ni responsable. Au contraire du chômage dont la droite nous dit, quand la gauche se tait, qu’il serait la conséquence d’un défaut de comportement des chômeurs. Soit parce qu’ils sont mal formés – les travailleurs n’ont sans doute jamais été aussi éduqués ! -, soit parce que leur comportement de recherche serait si défaillant que les pouvoirs publics doivent les contraindre, sous menace de sanctions et d’exclusions, à rechercher activement ce qui n’existe pas.
Ainsi faut-il comprendre qu’une philosophie politique de piliers de comptoir tiendrait lieu de doctrine à la droite et laisserait sans voix les progressistes : « Celui qui veut vraiment travailler, ben il en trouve, du travail… » Il suffirait donc d’obliger les travailleurs sans emploi à vouloir vraiment travailler et, hop, fini le chômage ?
Les chiffres de l’ONEm sont clairs : l’arrondissement de Verviers comptait, le 1er décembre dernier, 19.100 chômeurs indemnisés. Dans le même temps, le site du FOREM proposait moins de… 350 emplois. La mise en perspective de ces données devrait inciter les responsables de la politique de l’emploi à vérifier la performance des politiques de contrôle de la disponibilité des chômeurs imaginée il y a une demi décennie. Le chômage s’aggrave et le rythme des exclusions s’accélère.
Cette chasse a pour conséquence un développement spectaculaire de la précarité et un transfert financier du coût de la solidarité sociale depuis le fédéral (pour lequel tout le monde contribue) vers les CPAS des communes les plus pauvres ! Les moutons sont ainsi bien gardés : les riches plus riches, les pauvres plus pauvres…
La FGTB wallonne réclame la suppression de cette « chasse aux chômeurs ». Les CPAS ont été invités à en débattre. La Régionale de Verviers et Communauté germanophone a organisé une première assemblée de militants à ce sujet. Elle a déployé sur sa façade le fond de sa pensée : un calicot sur lequel il est dit que « Pour maintenir les bas salaires, le capitalisme a besoin du chômage ». Elle a distribué des tracts à l’occasion de la prestation d’une chorale improvisée chantant « les chansons de Naoël ». Elle a porté une lettre ouverte adressée aux quatre partis démocratiques de l’arrondissement (publiée sur le site www.fgtb-verviers.be). Toujours pas de réponse…
D’autres actions sont en préparation. Un 1er mai de lutte sera centré sur la revendication, au minimum d’un moratoire sur les sanctions qui visent les travailleurs sans emploi.
Prochain rendez-vous : le lundi 25 janvier à 15 h. Un cortège de voitures se rendra depuis la Régionale à la Cellule de reconversion des travailleurs de Cordenons à Malmedy. L’année dernière, ces travailleurs de la papeterie se sont battus pour retrouver… un patron. Théoriquement, la disponibilité de ceux qui n’auront pas été reclassés devrait être vérifiée dans quelques mois. Un comble !
La FGTB a revendiqué la création de cette infrastructure, qui affiche un taux de reclassement incomparablement supérieur (58%) à celui du… Plan de contrôle de la disponibilité des chômeurs ! Au début du mois de février, le lundi 8 en début de soirée, le Cépage organisera, par ailleurs, une rencontre à laquelle sera convié l’ensemble des mandataires des CPAS de l’arrondissement. Y participeront notamment un représentant de la section CPAS de l’Union des villes et des communes de Wallonie et un autre de l’Association de Défense des Allocataires Sociaux.
En 2010 plus que jamais, l’objectif du développement économique doit être la satisfaction des besoins sociaux de la population au premier rang desquels figure la réduction du chômage plutôt que l’exclusion des chômeurs !
Daniel Richard, secrétaire régional interprofessionnel.
23 Dec 2009 15:26
Les chômeurs de la FGTB ont les boules, ils déposent un sapin dans chaque parti démocratique verviétois




23 Dec 2009 14:59
STOP A LA CHASSE AUX CHÔMEURS
« C’est Noël et les chômeurs ont les boules ! »
Lettre ouverte de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone
aux responsables politiques des partis démocratiques
Comme l’hiver qui s’installe, quasi par effraction et presque par surprise, nous glissons de plain pied dans la crise sociale la plus froide pour les travailleurs depuis un demi-siècle.
Cette glissade semble incontrôlée. Un dérapage ?
L’objectif d’une organisation syndicale comme la nôtre peut être présenté simplement : défendre les intérêts de ses affiliés. Or, l’absence de prise en compte de la réalité économique et sociale actuelle menace nos membres les plus faibles : les travailleurs sans emploi. Raison pour laquelle nous avons lancé à Verviers, la semaine dernière, la campagne de la FGTB wallonne : « Stop à la chasse aux chômeurs ».
Dégivrons-nous les quinquets ! La misère s’installe dans nos murs. On la voit dès lors qu’on cesse de poser ailleurs le regard. Elle a souvent l’aspect d’un renoncement. Aux soins de santé ou aux soins dentaires, par exemple. Observez les abords des CPAS, le public de nos bureaux de chômage, la population des carrefours et la dégradation physique de certains de nos concitoyens. De vos électeurs… Pensez qu’elle est toujours doublée d’une détérioration psychique.
La société dérape. Comme souvent, selon que vous serez puissants ou misérables, vous resterez ou non debout. Pour ce qui nous concerne, nous n’allons pas lâcher les travailleurs sans emploi. Leur dignité nous importe.
L’Etat, dont vous êtes les gestionnaires ou ceux qui les contrôlent, vient de consacrer des sommes folles pour sauver un système bancaire menacé de ruine par les délires avides d’une poignée d’irresponsables.
Ils étaient et redeviennent rémunérés à un niveau tel qu’on se dit que, décidément, l’inutilité sociale paye bien son homme. Ce qui n’est pas le signe d’une bonne santé… de la société. Il y a un an, les pouvoirs publics nous ont offert l’affligeant spectacle d’un funeste empressement à sauver les meubles du système financier. Il n’a manifestement retenu aucune leçon de sa déroute. Il apparaît aujourd’hui que la question du crédit, un bien commun dans une économie de marché, n’est nullement réglée. Des entreprises souffrent toujours des difficultés à y accéder. Des emplois sont perdus pour cette raison. Les particuliers, qui souhaitent bâtir – et participer à la relance ?-, se voient proposer des taux de 3% supérieurs à ceux décidés par la BCE pour les échanges interbancaires. Sur le dos de l’Etat, des travailleurs, des entrepreneurs, des consommateurs, les banques restaurent, à l’aise, leurs marges. Leur petite entreprise ne connaît pas la crise.
Au moment d’ouvrir les vannes des fonds publics, vous nous avez interprété, à l’unisson, une musique de fond : « S’abstenir serait pire pour tout le monde ». « There is no alternative ». Air connu.
Un an plus tard, nous n’allons pas accepter que l’endettement historique et brutal de l’Etat pour restaurer l’insolente domination de la finance sur la société, devienne un argument pour priver de moyens les politiques sociales, environnementales, climatiques ou de coopération au développement. Des investissements aussi importants sont requis pour faire face aux crises concomitantes du capitalisme : la crise alimentaire, la crise écologique, la crise énergétique, la crise sociale, le défi démographique… Ces secousses, qui ébranlent les fondations de notre système économique et social, font peser des incertitudes sur l’avenir rêvé, souhaité, désiré par les citoyens. Elles génèrent du stress et surtout de la peur. Ce n’est ni positif, ni favorable pour personne.
Comme organisation syndicale, de gauche, nous entendons ancrer nos revendications comme nos actions dans le développement d’une plus grande égalité entre les gens. Les décennies du triomphe de l’idéologie libérale (celles qui relativisent les dégâts du capitalisme) nous ont martelé que l’inégalité serait l’ordre naturel des sociétés humaines. Nous ne sommes pas de cette église-là. Nous n’entrerons pas dans les ordres de la résignation. Nous pensons au contraire qu’un contre-pouvoir doit équilibrer l’aveuglement de la politique « court-termiste ». La peur doit changer de camp.
Pour l’heure, nous sommes totalement engagés dans une bataille contre « la chasse aux chômeurs ». Le contrôle de la disponibilité des travailleurs sans emploi, imaginé en 2004, est devenu inutile et humiliant. La maturation de cette politique a confirmé nos pires craintes : c’est bien une « machine à exclure ». Et qui sont les exclus ? Les victimes d’une organisation sociale qui, aujourd’hui, protège les fauteurs de crise. Il y a de plus en plus d’exclus du chômage alors que les pratiques des bonus reviennent au galop, qu’enflent les nouvelles bulles dont l’éclatement nous éclaboussera bientôt… Les chômeurs seraient responsables du chômage – puisqu’ils sont punis en cas de mauvais comportements ! – mais la crise que nous payons n’aurait pas de coupable ?
Le « contrôle dispo » est aussi une machine infernale. Elle a été imaginée pour mettre en compétition les travailleurs entre eux. Elle nourrit la concurrence entre ceux qui ont du boulot et ceux qui en sont privés. Les premiers devraient se contenter des conditions (de travail ou salariales) « offertes ». Les seconds sont forcés de manifester leur intérêt pour des
postes déjà occupés. Pour moins cher, tant qu’on y est ? « On ne vous demande pas de trouver de l’emploi, on vous demande seulement d’en chercher ! », disait avec cynisme le Ministre dans la tête de qui la mécanique d’exclusion a germé. Pouvait-il mieux exprimer, en termes diplomatiques, son désintérêt pour le « plein emploi » ? Mieux dire que l’utilité du chômage reste celle d’une « armée de réserve » chargée, comme MARX l’a théorisé en d’autres temps, de faire pression sur les salaires. Comment éclairer autrement l’exigence répétée de voir adressées aux entreprises des candidatures spontanées ? Ce n’est plus ici l’état de disponibilité pour l’emploi qui est mesuré mais la disposition à se mettre en compétition avec des employés et des ouvriers d’entreprises qui ne proposent pas de postes de travail !
Et ce n’est pas tout…
Dans le même temps que s’est construit un discours de culpabilisation responsabilisant les « surnuméraires du marché du travail » de leur propre exclusion, nous avons assisté, dans les pays industrialisés, à un gonflement des profits des entreprises. Personne ne camouffle plus la croissance de la part de la rémunération du capital dans le partage de la richesse produite. Et cela au détriment des revenus du travail. Même l’ancien patron de la Federal Reserve, Alan GREENSPAN, finit par s’en inquiéter, mais un peu tard, à l’automne 2008. Ce gonflement n’a pas été suivi d’un développement parallèle de l’investissement. C’était pourtant ce que nous racontait la berceuse de la fin du XXe, le théorème dit « de Schmidt » : « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ».
Avec le recul, on se dit que, même entre Saint-Nicolas et l’Epiphanie, on ne ment pas aussi éhontément aux enfants… L’emploi n’est pas là parce que les investissements n’ont pas été consentis. Et où sont partis les profits ? La différence entre le taux de marge des entreprises et le taux d’investissement a nourri la financiarisation d’une économie qui s’est délitée en 2008.
Il y a plus signification encore. Dans les pays industrialisés, l’évolution de cette financiarisation (la différence entre les profits et les investissements dans les outils de production de biens et de services) est rigoureusement parallèle à l’évolution des taux… de chômage. Traduction « pour les nuls » : le chômage est, a été, et restera le prix payé par le monde du travail à la transformation du capitalisme depuis le milieu des années 70.
La conscience de cette réalité rend, bien sûr, totalement insupportable, inacceptable et révoltante l’idée même de la « chasse aux chômeurs ». Qu’elle conduise à sanctionner et à exclure de la sécurité sociale, chaque année, plus de travailleurs sans emploi constitue une violence à laquelle il faut mettre fin.
S’il faut trouver des raisons supplémentaires, nous vous en proposons en vrac :
· Il ne faut pas confondre le principe d’un accompagnement des chômeurs avec une pédagogie de l’humiliation, de la contrainte et de la menace, qui finit systématiquement par toucher les plus faibles, ceux qui sont les moins armés pour y résister…
· L’acharnement de plus en plus tatillon avec, pour objectif, de formater des comportements de recherches d’emploi, que la crise détruit, relève d’un harcèlement.
· La mise en compétition des travailleurs entre eux n’est plus utile puisque des centaines de postes de travail sont anéantis quotidiennement par la détérioration de la situation économique. Cette réalité nouvelle exerce, à l’évidence, une pression salariale suffisante pour maintenir un haut niveau de profitabilité des entreprises.
· Par ailleurs, le maintien d’un tel niveau de profit est nuisible comme nous l’a enseigné l’actualité des 24 derniers mois. Il n’encourage pas l’investissement dans des outils de production qui seraient orientés vers la satisfaction des besoins sociaux. Ce souci ne participe donc pas à la solution mais constitue, au contraire, une partie du problème.
· L’exclusion du chômage et les sanctions qui frappent les chômeurs organisent un transfert vers les communes d’une part du coût de la solidarité jusqu’ici assumée par l’Etat fédéral à travers la sécurité sociale.
· Dans une démocratie comme celle que nous connaissons, y a-t-il une autre catégorie sociale à qui on demande à une partie de ceux qui la compose d’exercer une pression sur les conditions de travail des autres ?
· Le contrôle de la disponibilité des chômeurs constitue un coût pour les finances publiques. Sa finalité, nous l’affirmons au départ de notre expérience de terrain, tend à toujours plus d’exclusions. La sécurité sociale n’a pas été créée il y a 65 ans pour générer plus de pauvreté. Elle a été imaginée, au contraire, pour assurer contre ce risque la population privée d’emploi.
· Une législation conçue en 2004 ne peut produire, cinq ans plus tard, les effets de retour à l’emploi attendus alors que la récession, la plus grave depuis plus de cinquante années, a transformé profondément le contexte !
· …
L’esquisse d’argumentaire justifiant une remise en question de cette politique ne suffira pas. Pour transformer la situation dont souffrent de plus en plus de vos électeurs, d’autres actions sont nécessaires. Nous allons nous employer à les rendre possibles.
Parce que Noël ou pas, « les chômeurs ont les boules » ! La FGTB de Verviers et Communauté germanophone entend qu’ils puissent exprimer ce ras-le-bol, faire entendre leurs objections face aux processus de déclassement dont ils sont l’objet, et faire valoir leurs droits de citoyens.
Enfin, nous sommes également soucieux du traitement des allocataires sociaux dans nos CPAS. Les conséquences de la crise ne peuvent être reportées au fil des restrictions budgétaires vers les publics les plus fragiles qui sont souvent les plus désarmés.
Au moment de vous présenter ses vœux, notre organisation voulait vous assurer de sa détermination à tout mettre en œuvre pour empêcher la progression de la pauvreté qu’organise la « Chasse aux chômeurs ».
En 2010, nous serons tout particulièrement attentif aux actes qui seront ou non posés par les partis démocratiques pour casser la « machine à exclure ».
Nous sommes à la recherche des relais politiques de cette préoccupation.
Bien à vous,
Pour la FGTB de Verviers
et Communauté germanophone,
Daniel Richard,
Secrétaire régional interprofessionnel.
Copyright © FGTB Verviers tous droits réservés.
La reproduction totale ou partielle d'informations sans permission est interdite.